La femme policier chauffeur du car de police ayant renversé et tué une femme de 51 ans jeudi matin àParis (IVe) a été placée en garde à vue. «C'est le déroulement et le cadre normal de l'enquête», a précisé une source policière.
Cette femme a indiqué, selon les premiers éléments de cette enquête, que les freins du car de police «avaient lâché».
La quinquagénaire a été renversée par le fourgon de police alors qu'elle se trouvait sur un passage protégé, selon une information de la préfecture de police de Paris.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la car quittait le service des urgences médicales judiciaires (UMJ) l'hôpital de l'Hôtel-Dieu vers 8 h 30, juste devant la préfecture de police, lorsqu'il a renversé cette femme qui se trouvait sur un passage protégé et traversait la chaussée alors qu'un feu était au rouge. La victime est décédée des suites de ses blessures vers 9 heures en dépit des soins aussitôt prodigués.
Le fourgon aurait grillé un feu
Selon plusieurs témoins, interrogés par la police sur les lieux de l'accident, le car aurait «brûlé» ce feu, le chauffeur ayant indiqué pour sa part que «les freins (du véhicule de police) n'ont pas répondu».
«Notre collègue chauffeur», une femme policier, «a dit trois fois (dans le car) que les freins ne répondaient pas», a déclaré pour sa part Thierry Mazé, du syndicat de police Alliance. «Selon les premiers éléments en notre possession, a-t-il précisé, elle a vraiment voulu marquer l'arrêt au feu rouge et n'a pu le faire en raison de ce qui ressemble bien à une défaillance du véhicule».
Une enquête en cours
Le service central des accidents (SCA) de la PP et l'Inspection générale des services (IGS - «police des polices») ont été saisis de l'enquête. Pour les besoins de celle-ci, selon la PP, le car de police «a été saisi» afin d'être examiné et déterminer notamment s'il y a eu, ou non, une défaillance.
Note personnelle: je travaille à l'Hotel-Dieu, je traverse chaque jour à l'endroit même où l'accident a eu lieu. Et chaque jour je constate avec colère que les flics grillent les feux rue de la Cité, que ce soit pour sortir des UMJ ou de la Préfecture. On espère que cette histoire servira de leçons à "ceux qui sont impunissables".

































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